Week 4: The Politics of Literacy: Whose Grammar?

Le chapitre 5 me fait penser à mon expérience de correctrice aux épreuves uniformes de français, niveau collégial. C’était le travail le plus déprimant que j’ai jamais fait : sept heures par jour de correction à la chaine. Pour ceux qui ne savent pas, l’épreuve uniforme de français est un examen obligatoire à la fin des études collégiales (qui a son équivalent dans le système anglophone). Elle consiste à rédiger une dissertation critique (l’équivalent de l’ « essay ) à partir des textes littéraires sur lesquels l’étudiant doit appuyer sa réflexion. Le candidat dispose de quatre heures et trente minutes pour rédiger un texte d’environ 900 mots. La grande majorité des candidats sont des locuteurs natifs du français ou des allophones ayant une assez bonne maitrise du français. Cependant, c’est souvent le niveau de maitrise de la langue (mesuré en fautes commises) qui fait échouer les candidats à cette épreuve. Si les candidats commettent très peu d’erreurs de syntaxe, ils sont la plupart du temps pénalisés à cause des fautes d’orthographe et surtout de vocabulaire. Dans cette dernière catégorie on inclut non seulement l’emploi inapproprié d’un mot, mais également toutes les incohérences d’expression, les énoncés qualifiés d’« absurdes », contradictoires ainsi que les « non-sens ».  Et c’est d’ailleurs ce genre de « fautes » qui rendent le travail du correcteur vraiment pénible. À force d’être noyé tout au long de la journée dans les non-sens, on finit par se désespérer.Continue reading